Après avoir insisté sur la sécurité aérienne avec l’étude de la catastrophe de Tenérife dans laquelle des petites causes ont eu des conséquences immenses, le club Aéro a commencé à étudier l’aérodynamique, l’aérostatique et les principes de vol avec la star incontestée de l’avion : l’aile.

Pour ce faire, nous nous sommes reposé sur un autre dramatique accident, le vol Air France 447 Rio – Paris.

En étudiant la manière dont les pilotes ont bien malgré eux placé l’avion en situation de décrochage jusqu’à l’impact dans l’océan atlantique, nous avons ainsi abordé les concept de portance, d’écoulement laminaire, d’écoulement turbulent et d’incidence. Nous avons également fait le lien entre altitude, vitesse et portance, et ainsi compris comment la perte de 170 petits kilomètres à l’heure (sur une vitesse d’environ 900) a pu conduire à la mort de 228 personnes.


Situation de l'aile du vol 447 durant sa dramatique descente. La perte de vitesse initiale a déclenché une alarme de décrochage : l'avion ne va pas assez vite et descend doucement vers le sol. Ce n'est pas grave : nous sommes à 12000 mètres d'altitude. Il suffit de mettre l'avion légèrement en piqué pour reprendre de la vitesse. Mais contre toute attente, un des pilotes tire sur le manche, espérant sans doute faire remonter l'appareil. L'inclinaison de l'avion et de l'aile vers le haut (incidence positive) est alors trop forte. Les turbulences créées cassent la portance de l'aile (on voit bien sur l'image qu'elles "poussent" vers le bas autant qu'elles "aspirent" vers le haut) et l'avion tombe de plus en plus vite. Les pilotes ne parviendront pas réellement à analyser cette situation pourtant élémentaire. Dans un tunnel mental et ne sachant pas communiquer, ils continueront globalement à tirer sur le manche. L'avion heurtera l'Atlantique presque verticalement.